Les traditions du mariage marocain
Le mariage, qui varie en fonction des régions, était de coutume organisé par les deux familles entre elles.
L’acte de mariage, souvent simple contrat oral, se faisait généralement chez le père du futur époux en présence de l’aadoul
et de deux hommes de confiance, des témoins. Tous attestaient du
montant de la somme remise à la future mariée. Cette somme servait
exclusivement à la future épouse, pour l’aider à constituer son
trousseau, acheter des tapis, des bijoux.
Une fois le contrat établi et la somme
remise au père de la future mariée, les deux familles convenaient d’une
date pour la célébration du mariage. Ce passage marquait la fin
des fiançailles.
Cinq jours avant la cérémonie, le jour
du déménagement, la chambre nuptiale chez le futur marié était aménagée.
Cette journée finissait en musique grâce aux musiciennes (tbbalat) chez les deux familles.
Le lendemain était le jour dit de
l’embellissement ou jour des matelas, la chambre nuptiale était décorée
de sofas, coussins, rideaux, étoffes brodées et
tentures. L’alcôve nuptiale (dakhchoucha) était cloisonnée à l’aide de matelas.
La mariée, elle, devait se rendre au
hammam, accompagnée de ses proches parentes, afin d’effectuer les
ablutions rituelles, aux sons des chants et des louanges au Prophète et
des youyous.
Le père du marié se faisait prêter une maison voisine (dar islan) qui allait abriter pendant la fête le futur marié et ses amis, jusqu’à la nuit de noce. La maison nuptiale portait le nom de dar el orss.
La veille du mariage, c’est la soirée du henné pour la mariée, en présence des femmes de sa famille. Une hennaya dessine des motifs symboliques sur les mains et les pieds de la mariée, en guise de porte-bonheur pour sa nouvelle vie.
Pendant la nuit du mariage, ou nuit de l’arrivée (lilet e-dkhoul),
trois fêtes étaient organisées dans chacune des trois maisons, les deux
maisons familiales et la maison voisine où se trouvait le marié et ses
amis.
Ensuite le cortège nuptial se formait,
avec en tête, les hommes de la famille du marié, la mariée avec cinq ou
six parentes habillées pareille et les parents de la mariée, pour
conduire la jeune fille au seuil de la chambre nuptiale.
Tard dans la nuit, le futur époux,
revêtu de la djellaba et du burnous, accompagné de ses amis, allait
rejoindre la mariée dans la chambre nuptiale.
Une fois le mariage consommé, le marié
donnait à son louzir (un proche ami chargé de l’accompagner tout le
temps de la cérémonie) le caleçon de sa femme taché de sang afin de le
présenter aux familles.
L’après-midi était consacré à l’ouverture des cadeaux.
Le cinquième jour, la mariée était habillée plus simplement, et présentée aux invités sans maquillage.
Le septième jour sonnait la fin du mariage, et le jeune couple pouvait alors commencer leur vie commune...
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